Contrôler les maladies cardiovasculaires

réduire les risques cardio vasculaires
Écrit par Emma

Le cœur apporte l’énergie vitale à tout le corps. Mais cet organe connaît de nombreux ennemis – cholestérol, tabagisme, sédentarité, surpoids, hyper- tension artérielle responsables des maladies cardio-vasculaires. Pour information, le risque d’infarctus est multiplié par 2,5 pour vingt cigarettes par jour.

En revanche, les bénéfices du sevrage sont très rapides : vingt-quatre heures après la dernière cigarette, le risque d’infarctus diminue déjà et un an après, ce risque est réduit de moitié. N’oublions pas que les maladies cardio-vasculaires représentent la première cause de mortalité en France avec près de 180 000 décès par an. La prévention reste le meilleur moyen d’échapper aux statistiques et cela passe en partie par une bonne hygiène de vie ainsi qu’une alimentation saine et équilibrée.

Les poissons gras

poissons gras

Sardine, maquereau, hareng, saumon… ont bon cœur ! Ces poissons riches en acides gras polyinsaturés, en oméga 3, contribuent à préserver notre système cardio-vasculaire. Ils favorisent la régulation de la tension artérielle et l’élasticité des vaisseaux. Ils maintiennent la fluidité du sang et seraient même des acteurs dans la diminution du taux des triglycérides. Ils ont donc tous les honneurs seulement voilà, selon l’AFSSA, le niveau de consommation des Français est bien trop bas. Ils consomment à peine 1g d’oméga 3 par jour alors qu’il faudrait en prendre au moins le double ! il est donc temps d’aller à la pêche ou de faire un tour chez votre poissonnier !

Grand-mère conseille

On aurait bien du mal à égaler les Esquimaux qui mangent 400 g par jour de poissons mais déjà si vous pouviez en consommer au moins deux fois par semaine, vous auriez meilleur cœur !

Le saviez-vous ?

Une étude démontre que la consommation à long terme de suppléments d’oméga 3 pourrait réduire les risques d’incidents cardio-vasculaires. Et justement, les poissons gras contiennent ces fameux omégas 3 ! D’ailleurs, aux États-Unis, la dernière édition du guide alimentaire de l’association pour le cœur suggère aux adultes de manger deux portions de poissons gras par semaine.
Une autre étude révèle que ‘’ le poisson réduit la mortalité d’origine cardio-vasculaire de 25 % ‘’. Ce n’est donc pas un hasard si les Japonais, en consommant 75 kg de poisson par an, possèdent l’un des taux les plus bas (avec les Esquimaux) de décès d’origine cardio-vasculaire.

Le raisin

raisin

Les vertus du raisin étaient connues dès l’Antiquité. Au XVI siècle, Rabelais écrivait :
‘’ C’est viande céleste, manger raisin avec fouace fraiche pour ceux qui sont constipés du ventre. ‘’ Aujourd’hui des études ont montré que le raisin avait un effet sur le renouvellement des cellules et la protection des vaisseaux sanguins. En fait, ce sont les polyphénols, en piégeant les radicaux libres, qui améliorent l’élasticité de la paroi des vaisseaux sanguins, diminuent l’agrégation plaquettaire et le risque de formation des caillots.

Qui dit raisin, dit vin. ‘’ Le vin est une chose merveilleusement appropriée à l’homme si, en santé comme en maladie, on l’administre avec à propos et juste mesure, suivant la constitution individuelle ‘’, disait Hippocrate. Aujourd’hui, cette boisson est tolérée avec des recommandations de modération (2 verres par jour), études scientifiques à l’appui. La richesse en polyphénols prévient des maladies cardio-vasculaires et du vieillissement de la peau.

D’ailleurs, le vin rouge (2500 mg/l) en contient dix fois plus que le vin blanc. Avis aux amateurs ! D’autres études ont montré que le vin est un réservoir d’aspirine : près de 30 mg/l dans les vins blancs et un peu plus dans les rouges. On lui attribue également une action antivirale puisque boire du vin quand on mange reste le meilleur moyen de prévenir une infection intestinale. Enfin, en 1997, le professeur Orgogozo de l’université de Bordeaux a montré que les personnes qui boivent 25 à 50 cl de vin par jour ont un risque diminué de 75 % de développer la maladie d’Alzheimer par rapport aux non buveurs.

Pour les amateurs de bons crus, le Médoc, riche en fer, est un excellent fortifiant. Pour ceux qui préfèrent le Saint-Emilion, vous aurez des os plus forts grâce à sa richesse en calcium. Le Bandol et le Bergerac seront recommandés pour les personnes sujettes à la constipation. A chacun son breuvage mais ne vous laissez pas distraire car avec 3 verres, bonjour les dégâts !

Grand-mère conseille

La cure de raisin consiste à consommer 2 à 3 kg de raisin durant un à sept jours. On conseille du chasselas ou du muscat et biologique préférence. Cette cure sollicite les émonctoires, les organes qui permettent l’évacuation des déchets : la peau, les reins, le foie, les intestins.
Mangez du raisin et buvez du vin, de qualité, et avec modération, bien sûr !

Le sport

Fille a Une Course Sur La Plage

La vie de l’être humain est rythmée par de nombreux rituels : se laver, manger, dormir… Eh bien, le sport devrait faire partie de notre quotidien ! En plus de la sensation de bien-être qu’il procure, il permet de mieux lutter contre certains facteurs de risques vasculaires comme la surcharge pondérale ou le tabagisme.

Bien qu’il soit exagéré de dire que le marathon immunise contre l’infarctus, de nombreux travaux montrent que les accidents coronariens sont moins fréquents chez les sujets ayant une activité physique régulière. Qu’attendez-vous pour chausser une paire de baskets : vous devriez déjà être sur la piste !

Tout ce qui fait bouger (promenades, plateforme vibrante, petit bricolage, travaux ménagers) est bon pour l’état global de la santé. Mais si on veut modifier ses risques vasculaires, il est nécessaire de pratiquer des activités sportives plus intenses. Celles répondant le mieux à ces impératifs sont la marche rapide, la plateforme vibrante, la course à pied lente (sans aller jusqu’à l’essoufflement), le vélo (qui a l’avantage d’être moins agressif pour les articulations des genoux et des hanches) et la natation (à condition d’éviter les eaux froides à moins de 20°C).

Grand-mère conseille

Pour être efficace, l’activité physique doit être prolongée de la vie. Trois séances par semaine semblent constituer un rythme idéal.

Le saviez-vous ?

Les bénéfices d’un entraînement physique sont impressionnants !

Par rapport à une personne sédentaire, on constate que chez un sujet de plus de 60 ans, pratiquant régulièrement une activité physique d’intensité suffisante : le pouls est ralenti, la pression artérielle est plus basse, la capacité pulmonaire est conservée, le rapport masse maigre/masse grasse se stabilise, le bon cholestérol HDL est augmenté, le cholestérol total, les triglycérides et le LDL (le mauvais !) sont diminués, la glycémie à jeun diminue, et la sensibilité à l’insuline est meilleure, ce qui permet de lutter contre le diabète. Les tendances à l’anxiété et à la dépression sont diminuées, le statut immunitaire s’améliore, la perte osseuse régresse (prévention de l’ostéoporose). Si vous n’êtes toujours pas convaincu malgré cette tirade d’arguments, je m’incline !

La tomate

Tomate maladie cardio-vasculaire

La tomate est le premier ‘’ légume ‘’ que le Français consomme avec 15 kg par an. C’est plutôt positif quand on sait que la tomate agit en prévention des maladies cardio-vasculaires. Une étude montre que l’extrait de tomates influence favorablement l’activité plaquettaire. Cette réduction de l’activité plaquettaire pourrait contribuer à la réduction de la formation de caillots sanguins. On vous conseille de manger 2 à 3 tomates par jours, et d’utiliser un bon mixer plongent.  Versez l’eau, les dés de tomates dans le bol, le persil, le basilic, sel, poivre, sel de céleri. Mixer le tout.

Alors ovales, en grappes, rondes, cerises, cocktails, rouges, jaunes, vertes… Mille variétés s’offrent à vous pour faire de la tomate un aliment privilégié !
Grand-mère conseille

En prévention des maladies cardio-vasculaires, mangez des tomates autant que possible.